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LE PREMIER MONASTÈRE
des Clarisses de Paris a été fondé en 1484 par Sœur Nicole Jeffroy. Elle avait reçu sa formation et fait profession au Monastère des Clarisses d'Anvers. Puis elle fonda le Monastère de Metz en 1481, qui donna naissance à toute une lignée de monastères : le groupe de l' "Ave Maria" (qui va suivre les constitutions de sainte Colette mais sans se reconnaître de la filiation colettine).
Elle vint à Paris en 1484, appelée par Anne de Beaujeu. Cette dernière lui fit don d'un monastère (où Saint Louis avait installé des Béguines en 1258). Louis XI ayant donné ce même couvent à des Religieuses du Tiers-Ordre de la Pénitence en 1480, ces Religieuses intentèrent un procès aux Clarisses qui le perdirent ... |
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... mais qui gagnèrent si bien leurs opposantes par la sainteté et l'austérité de leur vie, que les deux communautés se fondirent en une seule.
En 1485 elles obtinrent la permission de bâtir un petit Couvent pour 12 Pères Franciscains chargés de leur direction spirituelle (elles étaient 58).
Durant trois siècles elles se maintinrent fidèles et ferventes dans la capitale.
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| Leur Monastère fut spolié à la Révolution et les religieuses dispersées ne purent jamais se regrouper. On mentionne sur une paroisse de Paris, le 20 Janvier 1818 l'enterrement de la Mère Abbesse du ci-devant Monastère (âgée de 85 ans). |
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LE SECOND Monastère des Clarisses de Paris a été fondé en 1876, par le Monastère des Clarisses du Puy en Velay, dont la fondation avait été faite par Sainte Colette elle-même en 1432.
En 1876, les moniales du Puy en Velay étant devenues trop nombreuses et ayant reçu un don important, décidèrent de faire une fondation.
Le 26 octobre 1876, Mère Marie de l'Assomption, vicaire du Couvent du Puy et désignée comme abbesse du nouveau monastère, arriva à Paris avec 2 sœurs.
Le monastère reprit le titre de l'ancien couvent parisien de l'Ave Maria.
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Après les lois de 1905, la communauté fut menacée d'expulsion. Au cours des Inventaires, des scellés furent posés sur tous les placards du monastère !
Mais Clémenceau plaida lui-même notre cause à l'Assemblée : "Puisqu'elles sont enfermées, nous n'avons qu'à les y laisser."
En mars 1926, une épidémie de grippe toucha presque toute la communauté entrainant la mort de l'abbesse et de la vicaire.
En 1939-1940, devant l'invasion allemande, les sœurs partirent successivement en trois groupes : les anciennes au Puy en Velay, les novices à La Roche sur Yon et enfin les autres au Puy ; à l'exception de trois qui restèrent pour garder le monastère.
Pendant ce temps, le monastère devenait lui-même un lieu de passage pour les Clarisses du Nord obligées elles aussi de descendre vers le Sud.
Les 30 et 31 octobre 1940 toutes revinrent au bercail.
Durant l'occupation, les tickets de viande furent donnés aux séminaristes et la Nonciature fournit la farine pour continuer à faire les hosties.
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Après le Concile, le changement le plus visible sera le réaménagement de la chapelle réalisé en 1969.
Le 2 juin 1980, une grande joie : nous accueillons dans la chapelle du monastère le Pape Jean-Paul II, venu prier avec les laïcs des Organisations Internationales Catholiques, avant sa visite à l'Unesco.
Aujourd'hui, les vocations se font plus rares, le nombre des sœurs diminue, notre bâtiment qui comporte 5 niveaux du réfectoire aux ateliers est sans ascenseur et ne nous permet pas d'avoir une hôtellerie.
En septembre 2009 nous avons vécu un autre exode : notre transfert à SENLIS dans des locaux que l'on a transformé en monastère. |
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